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Le troisième élément

Journal du Sud-Ouest, Auch, 10 mars 1998

Théâtre avec Dérives Urbaines
LE TROISIÈME ÉLÉMENT

Un texte de Sylvain Daura

Le "Klassino" que présentera la compagnie théâtrale "Dérives Urbaines" n’est pas une pièce ordinaire. C’est une oeuvre interactive où le public fait partie intégrante du spectacle.

Imaginez un casino clandestin aménagé dans une église désaffectée, "rue Bakounine", à Moscou. Il est huit heures du soir, les premiers clients se pressent autour d’une roulette découpée dans un pneu de camion. Les serveuses virevoltent parmi les parieurs portant des verres de vodka. Les roubles passent de mains en mains. Les pauvres se contentent de rêver tandis que la "nomenklatura" rutilante (nous sommes encore sous le régime soviétique) dîne en bavardant...Imaginez et rêvez car cette ambiance digne des romans de Gogol, vous pourrez la vivre bientôt.

"Klassino", la pièce de l’écrivain québécois André Rousseau jouée par le Théâtre Dérives Urbaines, est une oeuvre interactive où le public fait partie intégrante du spectacle. Il en est le troisième élément.

Plusieurs scénarios

Everett Dixon, le jeune metteur en scène de la compagnie explique, "Dans notre spectacle, nous jouons sur trois registres, le texte, l’improvisation et la participation du public. Ce dernier paramètre est par nature impondérable et imprévisible, la technique consiste à travailler avec des scénarios différents comme nous l’avions fait sur le spectacle précédent, "Congrès", que nous avons joué à Auch il y a deux ans. Pour cette pièce, nous avions par exemple cinq fins différentes que nous choisissions en fonction des préférences exprimées par le public."

...Hélène Gagnon, directrice artistique de la compagnie ajoute qu’intégrer le spectateur dans le spectacle n’est pas toujours facile. C’est pour cette raison que le nombre de places est volontairement limité à 120 par séance. ... "Nous faisons en sorte que ce soit le spectateur qui vienne chercher l’acteur" explique Suzanne Lambert (une comédienne de la pièce) dont les beaux yeux convertiraient le plus pusillanime d’entre nous à l’improvisation théâtrale.